Archive for 10 janvier 2014

FIFA FUT 14

La nuit tombe ; la foule et les projecteurs se réchauffent. Les joueurs, coincés dans un petit corridor, attendent l’heure fatidique, celle où ils devront, tels des guerriers, affronter l’ennemi dans le but de le vaincre. Un peu comme les vedettes de son jeu, EA sports s’attaque à un ennemi puissant, c’est-à-dire Electronic Arts. FIFA 2014 a assez de bons points pour être qualifié de bon jeu, mais, en aura-t-il assez pour déclasser le champion des jeux de soccer ?

C’est l’an dernier que le premier de la série fit son apparition et, pour le premier d’une série, ce jeu était d’une très grande qualité, ce qui en surpris plus d’un. Cette année encore, EA sports se défonce pour nous offrir un autre FIFA qui ne nous laissera pas indifférent. Même si pour cela il est préférable d’acheter des credits FUT 14 en quantité pour s’éclater…ou pour crédits fifa 17 aussi En effet, FUT 2014 est plus qu’impressionnant par ces nombreux modes de jeux, son excellente jouabilité et son nombre incalculable d’équipes que vous constituez avec les crédits : d’ailleurs le marché d’achat et de revente de crédits FIFA14 est très dynamique dans ce jeu . Quand je dis que la jouabilité de FIFA 2014 était très bonne, cela incluait aussi les contrôles. Puisque c’est un aspect plus qu’important dans le jeu, EA sports a mis une attention particulière aux contrôles, tant à leur prise en main qu’aux mouvements exécutables. En effet, même un débutant de premier niveau assimilera facilement les possibilités qu’offre Football Ultimate Team à ce niveau. Plusieurs types de passes et de feintes sont disponibles pour mieux déjouer votre adversaire et ce, avec une facilité incroyable ; il faut tout de même savoir les utiliser. Il est bien beau de savoir comment rouler sur soi-même, plaquer ou même plonger mais l’important est de savoir quand faire quoi et pourquoi, ce qui est loin d’être facile.

En effet, n’étant pas un très grand amateur de soccer et n’ayant jamais joué à un tel jeu depuis le jour de la réception, je me suis vite rendu compte que ce jeu n’est pas le plus facile auquel j’ai joué. L’interface, n’étant pas très « user friendly », il est plutôt compliqué de comprendre le système de statistiques plus que complet qu’offre le jeu. Après des heures d’acharnement, j’ai fini par découvrir que le numéro au-dessus du nom de l’équipe est un numéro de classement. Donc, les joueurs occasionnels de jeux de soccer auront beaucoup de difficulté à comprendre le système de statistiques qui, selon les joueurs inconditionnés de jeu du genre, est très facile à comprendre et à bien utiliser durant les parties… Aussi, pour ajouter à la difficulté, l’intelligence artificielle, même au plus facile, est très bonne et presque impossible à déjouer.

Acheter des crédits FUT 14

La composition des équipes avec l’achat de crédits FIFA est essentielle dans ce jeu : Ronaldo, Messi coûtent dans les 1 millions, mais vous pouvez tout aussi bien lever une équipe avec des noms secondaires mais qui sera diablement efficace avec son jeu collectif . En effet, de nombreux modes de jeux sont disponibles ainsi que le mode multijoueur, qui est très amusant lorsque l’on se prend contre des adversaires de notre envergure . Or acheter des crédits ne fait pas tout : dans ce jeu on affronte des adversaires à la maîtrise technique incroyable ou avec de grands noms (Ronaldo, Suarez..) mais que vous pouvez contrer avec une bonne stratégie collective… Le mode carrière est très intéressant aussi car on commence en bas de l’échelle, soit la cour d’école, pour finalement finir dans les meilleurs joueurs de la ligue professionnelle. La possibilité de reformer son équipe est aussi très intéressante. Bref, de longues heures sont à prévoir si vous êtes un amateur de soccer.

Graphiquement, FUT 14 est très bien réussi. Les joueurs sont bien modélisés et sont tout aussi bien animés. De proche, on remarque comment les joueurs sont bien réalisés, avec tous les détails qui leur ont été apportés, mais, durant les parties, on ne remarque si le joueur est noir ou blanc puisque la caméra est souvent très loin. Comme je le disais, les animations sont très bonnes et très réalistes. L’engin 3D du jeu a de bonnes physiques pour ce qui est des plongés, bottés et plaqués. Les stades sont très jolis et très grands. En effet, lorsque l’on est dans une vue rapprochée, si on prend le temps de regarder autour de nous, on ressent vraiment l’effet de grandeur, comme si nous y étions. Il est aussi très plaisant de jouer sous la pluie ou sous la neige car tout ceci n’a vraiment pas l’air d’un jeu vidéo au premier regard. À de maintes occasions, en observant les reprises, je me suis surpris à réagir comme si cela était une vraie partie. Franchement, EA sports a fait un beau boulot.

Côté sonore, on ne peut pas en dire grand chose. Les commentateurs sont, comme dans tout bon jeu de sport qui se respecte, plus qu’énervants, surtout lorsque l’on met le jeu en français. Cependant, on ne peut pas dire qu’ils font un mauvais travail. Lorsqu’un joueur a le ballon, il va dire son nom et décrire toutes les actions que ledit joueur fera. C’est d’ailleurs un des duos de commentateurs les plus réussis que j’ai eu l’occasion d’entendre, si on enlève les petits commentaires stupides qu’ils font de temps en temps, voire très souvent. Pour ce qui est du reste, Football Ultimate Team n’est pas très impressionnant. La musique à rythmique de Samba est entraînante et très agréable à entendre mais devient très vite répétitive. Pour ce qui est de l’ambiance sur le terrain, rien à redire, c’est quand même respectable et je n’ai aucun commentaire négatif sur ce point.

 

Jouabilité
Les contrôles sont très complexes à maîtriser et en même temps très simples à apprendre. Plusieurs mouvements peuvent être réalisés, ce qui renforce l’effet de réalisme du jeu. Par contre, le jeu peut être difficile pour les débutants.

 

Qualité graphique
En général, très bien. Les joueurs sont bien détaillés bien que ces détails soient peu visibles. Les animations sont elles aussi très bien réussies. Les stades sont énormes et vraiment réalistes, surtout quand les effets naturels entrent en jeu. On se croirait dans un vrai match.

 

Musique, sons et ambiance sonore
Peut-être le point faible du jeu puisque les musiques sont répétitives et l’ambiance sur le terrain n’est pas extraordinaire, bien que correcte. Par contre, il faut noter que les commentateurs font un très bon travail malgré leur fâcheuse manie de faire de l’humour plus que douteux.

 

Durée de vie
Des heures et des heures de plaisir ; même papa y trouve son compte. Plusieurs modes sont à votre disposition, en plus du mode carrière qui devrait manger tout votre temps tant il est intéressant. Le mode multijoueur est quant à lui très amusant en groupe.

 

 

Pour conclure, FIFA 14 (FUT 14) est, selon moi, un bon jeu qui devrait plaire aux amateurs du genre. Bien que sa difficulté puisse être frustrante, et j’en sais quelque chose, ça ne devrait pas déranger une location et un petit tournoi entre amis autour d’une bonne bière. Pour ceux qui accrochent, je vous conseille donc un achat puisque le jeu vous en offrira pour votre argent et peut-être même encore plus. Bref, EA Sports vient de lancer pour de bon cette série qui, je crois, devrait faire un malheur d’ici quelques années.

 

Avis Divinity II: Ego Draconis (1ere partie)

En tant que testeur de jeux vidéo, je répète souvent que la jouabilité ne doit pas être sacrifiée afin d’offrir un superbe jeu au plan technique. Pour ma part, j’aime mieux jouer à un jeu moins impressionnant visuellement, mais me procurant beaucoup de plaisir. Toutefois, il y a des limites que l’on ne peut franchir en adoptant cette pensée. Certes, j’aime un jeu complet, offrant de nombreuses possibilités, mais quand ses aspects techniques briment fortement le plaisir que l’on a à y jouer, l’expérience n’en devient tout simplement pas aussi amusante qu’elle devrait l’être. C’est ce qui s’est récemment produit avec Divinity II: Ego Draconis, un très bon jeu au niveau de son contenu, mais fortement appauvri à travers les nombreux problèmes techniques l’affligeant.

1 Présentation

Divinity II suit les événements de Divine Divinity. Larian Studios nous transporte de nouveau dans le monde de Rivellon alors que les Draconis traquent les dragons ainsi que les chevaliers dragons, véritables créatures des ténèbres semant le chaos. Vous débutez votre périple en tant que recrue dont la destinée est de devenir un Draconis. Toutefois, votre quête prendra rapidement une tournure épique alors que votre survie sera synonyme d’espoir pour le royaume de Rivellon. En somme, le scénario n’a rien de très original si ce n’est qu’il se tient bien et qu’il prend place dans un monde fantastique qu’on reprend plaisir à côtoyer. Les échanges entre personnages sont de bonne qualité, bien que vous ne devez pas vous attendre à des niveaux de conversations retrouvés dans des jeux comme Dragon Age. Ce n’est pas une histoire dont vous vous rappellerez dans une dizaine d’années, mais vous prendrez tout de même plaisir à la suivre et à découvrir ce qu’est un Draconis.

2 Game play

Comme je l’ai mentionné dans mon introduction, Divinity II offre de nombreuses possibilités très alléchantes qui piqueront sans aucun doute votre curiosité. Néanmoins, à la base, vous devez savoir qu’il s’agit d’un hack ‘n slash dans la plus pure tradition du genre. Les combats sont donc en temps réel de sorte que vous éliminerez gobelins, morts-vivants, squelettes, bandits et même de pauvres petits lapins (!) en appuyant sur le bouton X ou encore en utilisant vos techniques spéciales à l’aide des autres boutons de votre manette. Les habiletés sont également classiques, ce qui signifie que vous retrouverez des aptitudes souvent présentées au sein d’autres jeux pour votre personnage, que ce soit des sorts, des techniques de combat, du crochetage, etc. Toutefois, il est à noter que bien que vous devrez choisir une classe de personnage en début de partie (guerrier, chasseur ou mage), vous aurez accès aux compétences de toutes les classes durant votre aventure. Un peu comme dans Dungeon Siege, si vous désirez concevoir un guerrier-mage avec quelques habiletés de chasseur, vous pourrez le faire, le jeu ne vous limitant aucunement aux aptitudes de la classe de départ que vous aurez sélectionnée.

3 Scénario

La base de Divinity II est donc on ne peut plus classique. Cependant, quelques dimensions du jeu confèrent des possibilités plutôt uniques à celui-ci, en commençant par une technique qui vous permettra de lire les pensées de ceux avec qui vous engagerez la conversation. Effectivement, en sacrifiant un nombre X d’expérience, vous pourrez lire les pensées de quiconque voudra bien vous parler au-delà d’un simple salut. Cette technique est très intéressante puisqu’elle permet parfois d’en apprendre davantage sur certains personnages, voire même d’obtenir certaines quêtes supplémentaires. Par exemple, les pensées d’une paysanne vous indiqueront qu’elle a oublié sa bourse à l’église tandis que celles d’un marchand pourraient vous servir à le manipuler afin qu’il diminue ses prix. Néanmoins, il est difficile de déterminer quelles pensées des paysans sont réellement utiles de sorte que vous devez vous attendre à sacrifier beaucoup d’expérience et à faire progresser votre personnage moins rapidement. C’est dommage, mais j’ai lu beaucoup de pensées totalement inutiles qui m’ont coûté plusieurs points d’expérience simplement parce que je ne savais pas si elles seraient d’un quelconque intérêt. Qui plus est, il est souvent possible d’obtenir les mêmes informations qu’une pensée d’un individu en remplissant une quête secondaire. Lire dans les pensées est donc utile, mais est à utiliser avec modération.

4 astuces jeu

D’autres aspects m’ont aussi plu au sein de Divinity II. Ainsi, vous aurez l’occasion de concocter vos potions à l’aide d’éléments et d’herbes que vous trouverez sur votre route et même, tenez-vous bien, de vous transformer en dragon ! Effectivement, le jeu vous donnera la possibilité de vous transformer en une bête ailée à un certain moment, ajoutant de ce fait une nouvelle dimension fort intéressante au jeu. Une fois en dragon, vous pourrez toujours combattre en temps réel dans un style très intéressant proposant plus d’action qu’à pieds. Voler et éradiquer des ennemis tant dans les airs que sur le sol, notamment en crachant du feu, est grisant et très divertissant, apportant une touche de fraîcheur à la série Divinity.

D’autre part, vous serez propriétaire d’une tour de guerre à un certain point durant l’aventure. Ajoutant une dimension de gestion, cette tour remplira de nombreuses fonctions et vous servira grandement durant votre périple selon les investissements que vous y ferez. Parmi les possibilités y étant offertes, vous pourrez y mélanger des potions, forger des armes et armures et même entraîner des unités afin de les envoyer en mission. Chaque division de votre tour sera affectée par ce que vous y mettrez, reflétant d’ailleurs votre style de jeu. Ainsi, si vous désirez davantage développer votre division magique, vous y investirez davantage des ressources appropriées à cette partie de la tour. En tant que tel, ce n’est pas nouveau dans les jeux vidéo, mais ce n’est certainement pas offert dans beaucoup de jeux de rôle et cette tour est implantée avec succès au sein de Divinity II. Par ailleurs, vous pourrez aussi amasser des parties de corps des ennemis que vous vaincrez afin de les assembler en une créature à votre goût. Chaque partie aura évidemment ses caractéristiques dont vous devrez tenir compte afin de jouer au docteur Frankenstein et d’ainsi libérer une créature toute-puissante sur vos adversaires. Bien que morbide, il s’agit d’une autre option unique et bien implantée par Larian Studios au sein de ce jeu, nous offrant un plaisir quelque peu morbide dans notre périple à travers Rivellon !

6 Critiques

Malheureusement, là s’arrêtent les compliments envers Divinity II, du moins ceux en faisant un jeu recommandable. Bien que je fus impressionné et même excité par les possibilités offertes par le jeu, tout cela fut brutalement amenuisé dès mes premiers instants au sein du monde de Rivellon alors que j’ai fait face aux nombreuses contraintes techniques du dernier né de Larian Studios. En fait, on a l’impression que le studio belge a canalisé ses efforts afin d’offrir un jeu plus profond que la moyenne des jeux de rôle et d’action en oubliant de proposer cela dans un environnement fonctionnel. C’est du moins la conclusion à laquelle j’en suis venu lorsque je me suis aperçu que Divinity II est un jeu très saccadé, tant au niveau du taux de rafraîchissement que des animations. Jamais le jeu ne franchi le cap des 30 images par seconde et, pire encore, notre personnage bouge comme un pantin d’un vieux logiciel d’animation. On a l’impression de progresser dans un univers d’un vieux jeu plutôt que d’un jeu dont la parution est récente. Jamais nous n’avons l’impression d’avoir davantage le contrôle sur un personnage que sur une marionnette et on ne ressent aucunement la puissance des coups que l’on porte. Frapper un ennemi avec une petite épée, une massue, un arc ou un sort, peu importe sa puissance, a le même effet. Alors que dans un jeu comme Dragon Age, on parvient à ressentir la puissance des armes que l’on équipe à travers l’impact de nos coups, dans Divinity II, une petite épée semble être aussi puissante qu’une grosse arme enchantée. Dommage, mais cela enlève du plaisir à peaufiner notre personnage et à chercher des armes plus puissantes.