Avis Divinity II: Ego Draconis (1ere partie)

En tant que testeur de jeux vidéo, je répète souvent que la jouabilité ne doit pas être sacrifiée afin d’offrir un superbe jeu au plan technique. Pour ma part, j’aime mieux jouer à un jeu moins impressionnant visuellement, mais me procurant beaucoup de plaisir. Toutefois, il y a des limites que l’on ne peut franchir en adoptant cette pensée. Certes, j’aime un jeu complet, offrant de nombreuses possibilités, mais quand ses aspects techniques briment fortement le plaisir que l’on a à y jouer, l’expérience n’en devient tout simplement pas aussi amusante qu’elle devrait l’être. C’est ce qui s’est récemment produit avec Divinity II: Ego Draconis, un très bon jeu au niveau de son contenu, mais fortement appauvri à travers les nombreux problèmes techniques l’affligeant.

1 Présentation

Divinity II suit les événements de Divine Divinity. Larian Studios nous transporte de nouveau dans le monde de Rivellon alors que les Draconis traquent les dragons ainsi que les chevaliers dragons, véritables créatures des ténèbres semant le chaos. Vous débutez votre périple en tant que recrue dont la destinée est de devenir un Draconis. Toutefois, votre quête prendra rapidement une tournure épique alors que votre survie sera synonyme d’espoir pour le royaume de Rivellon. En somme, le scénario n’a rien de très original si ce n’est qu’il se tient bien et qu’il prend place dans un monde fantastique qu’on reprend plaisir à côtoyer. Les échanges entre personnages sont de bonne qualité, bien que vous ne devez pas vous attendre à des niveaux de conversations retrouvés dans des jeux comme Dragon Age. Ce n’est pas une histoire dont vous vous rappellerez dans une dizaine d’années, mais vous prendrez tout de même plaisir à la suivre et à découvrir ce qu’est un Draconis.

2 Game play

Comme je l’ai mentionné dans mon introduction, Divinity II offre de nombreuses possibilités très alléchantes qui piqueront sans aucun doute votre curiosité. Néanmoins, à la base, vous devez savoir qu’il s’agit d’un hack ‘n slash dans la plus pure tradition du genre. Les combats sont donc en temps réel de sorte que vous éliminerez gobelins, morts-vivants, squelettes, bandits et même de pauvres petits lapins (!) en appuyant sur le bouton X ou encore en utilisant vos techniques spéciales à l’aide des autres boutons de votre manette. Les habiletés sont également classiques, ce qui signifie que vous retrouverez des aptitudes souvent présentées au sein d’autres jeux pour votre personnage, que ce soit des sorts, des techniques de combat, du crochetage, etc. Toutefois, il est à noter que bien que vous devrez choisir une classe de personnage en début de partie (guerrier, chasseur ou mage), vous aurez accès aux compétences de toutes les classes durant votre aventure. Un peu comme dans Dungeon Siege, si vous désirez concevoir un guerrier-mage avec quelques habiletés de chasseur, vous pourrez le faire, le jeu ne vous limitant aucunement aux aptitudes de la classe de départ que vous aurez sélectionnée.

3 Scénario

La base de Divinity II est donc on ne peut plus classique. Cependant, quelques dimensions du jeu confèrent des possibilités plutôt uniques à celui-ci, en commençant par une technique qui vous permettra de lire les pensées de ceux avec qui vous engagerez la conversation. Effectivement, en sacrifiant un nombre X d’expérience, vous pourrez lire les pensées de quiconque voudra bien vous parler au-delà d’un simple salut. Cette technique est très intéressante puisqu’elle permet parfois d’en apprendre davantage sur certains personnages, voire même d’obtenir certaines quêtes supplémentaires. Par exemple, les pensées d’une paysanne vous indiqueront qu’elle a oublié sa bourse à l’église tandis que celles d’un marchand pourraient vous servir à le manipuler afin qu’il diminue ses prix. Néanmoins, il est difficile de déterminer quelles pensées des paysans sont réellement utiles de sorte que vous devez vous attendre à sacrifier beaucoup d’expérience et à faire progresser votre personnage moins rapidement. C’est dommage, mais j’ai lu beaucoup de pensées totalement inutiles qui m’ont coûté plusieurs points d’expérience simplement parce que je ne savais pas si elles seraient d’un quelconque intérêt. Qui plus est, il est souvent possible d’obtenir les mêmes informations qu’une pensée d’un individu en remplissant une quête secondaire. Lire dans les pensées est donc utile, mais est à utiliser avec modération.

4 astuces jeu

D’autres aspects m’ont aussi plu au sein de Divinity II. Ainsi, vous aurez l’occasion de concocter vos potions à l’aide d’éléments et d’herbes que vous trouverez sur votre route et même, tenez-vous bien, de vous transformer en dragon ! Effectivement, le jeu vous donnera la possibilité de vous transformer en une bête ailée à un certain moment, ajoutant de ce fait une nouvelle dimension fort intéressante au jeu. Une fois en dragon, vous pourrez toujours combattre en temps réel dans un style très intéressant proposant plus d’action qu’à pieds. Voler et éradiquer des ennemis tant dans les airs que sur le sol, notamment en crachant du feu, est grisant et très divertissant, apportant une touche de fraîcheur à la série Divinity.

D’autre part, vous serez propriétaire d’une tour de guerre à un certain point durant l’aventure. Ajoutant une dimension de gestion, cette tour remplira de nombreuses fonctions et vous servira grandement durant votre périple selon les investissements que vous y ferez. Parmi les possibilités y étant offertes, vous pourrez y mélanger des potions, forger des armes et armures et même entraîner des unités afin de les envoyer en mission. Chaque division de votre tour sera affectée par ce que vous y mettrez, reflétant d’ailleurs votre style de jeu. Ainsi, si vous désirez davantage développer votre division magique, vous y investirez davantage des ressources appropriées à cette partie de la tour. En tant que tel, ce n’est pas nouveau dans les jeux vidéo, mais ce n’est certainement pas offert dans beaucoup de jeux de rôle et cette tour est implantée avec succès au sein de Divinity II. Par ailleurs, vous pourrez aussi amasser des parties de corps des ennemis que vous vaincrez afin de les assembler en une créature à votre goût. Chaque partie aura évidemment ses caractéristiques dont vous devrez tenir compte afin de jouer au docteur Frankenstein et d’ainsi libérer une créature toute-puissante sur vos adversaires. Bien que morbide, il s’agit d’une autre option unique et bien implantée par Larian Studios au sein de ce jeu, nous offrant un plaisir quelque peu morbide dans notre périple à travers Rivellon !

6 Critiques

Malheureusement, là s’arrêtent les compliments envers Divinity II, du moins ceux en faisant un jeu recommandable. Bien que je fus impressionné et même excité par les possibilités offertes par le jeu, tout cela fut brutalement amenuisé dès mes premiers instants au sein du monde de Rivellon alors que j’ai fait face aux nombreuses contraintes techniques du dernier né de Larian Studios. En fait, on a l’impression que le studio belge a canalisé ses efforts afin d’offrir un jeu plus profond que la moyenne des jeux de rôle et d’action en oubliant de proposer cela dans un environnement fonctionnel. C’est du moins la conclusion à laquelle j’en suis venu lorsque je me suis aperçu que Divinity II est un jeu très saccadé, tant au niveau du taux de rafraîchissement que des animations. Jamais le jeu ne franchi le cap des 30 images par seconde et, pire encore, notre personnage bouge comme un pantin d’un vieux logiciel d’animation. On a l’impression de progresser dans un univers d’un vieux jeu plutôt que d’un jeu dont la parution est récente. Jamais nous n’avons l’impression d’avoir davantage le contrôle sur un personnage que sur une marionnette et on ne ressent aucunement la puissance des coups que l’on porte. Frapper un ennemi avec une petite épée, une massue, un arc ou un sort, peu importe sa puissance, a le même effet. Alors que dans un jeu comme Dragon Age, on parvient à ressentir la puissance des armes que l’on équipe à travers l’impact de nos coups, dans Divinity II, une petite épée semble être aussi puissante qu’une grosse arme enchantée. Dommage, mais cela enlève du plaisir à peaufiner notre personnage et à chercher des armes plus puissantes.

 

 

One comment

  1. Sasha Elvy dit :

    un jeu bien sous-estimé je trouve comme pc RPG : Diablo a tout écrasé en 2012-13… Mais faudrait aussi plus de pub pour Divinity

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