avis jeu video Ju-on : The Grudge

Les Japonais aiment se faire peur avec les fantômes et les esprits. L’un des films qui a été connu ici sur le tard par son adaptation cinématographique à la sauce américaine est The Grudge. En voici donc maintenant une version Wii.

  • Il est dit que lorsqu’une personne meurt dans une rage ultime, une malédiction est née. Il faut croire que la rage et la rancune était vraiment très forte lorsqu’une femme au foyer fût sauvagement assassinée à Nerima au Japon, puisque la malédiction qui en est née est vraiment dévastatrice. Toute personne entrant dans la maison où ce meurtre eut lieu finira à la morgue.
  • C’est au travers cinq petites histoires que le jeu basé sur The Grudge se déroule. Ces histoires ne se déroulent pas que dans la maison, cette dernière étant gardée comme cerise sur le sundae, donc la cinquième et dernière histoire. Vous visiterez entre autres une usine désaffectée ou un hôpital abandonné. Ju-on se veut un simulateur de maison hantée. Il y a de quoi être intrigué, mais vous déchanterez rapidement.
  • En fait, dans le jeu, vous ne faites que parcourir le lieu où vous êtes et tentez de vous sauver de la malédiction. Pour ce faire, vous aurez une lampe torche dans votre main, dont le rayon de lumière sera guidé par votre télécommande Wii. Sinon, vous pesez B pour avancer ou le bouton bas de la croix pour reculer. Un bref mouvement de manette vous fait faire un bond de 180 degrés et le bouton A vous permet certaines actions comme amasser des piles pour votre lampe torche ou tourner des poignées de porte. D’un point de vue « gameplay », j’ai rarement vu aussi pauvre.
  • Remarquez, si vous voulez simuler quelqu’un dans une maison hantée, vaut mieux se sentir dépourvu, puisque cela fait plus peur, mais votre personnage semble tellement paralysé de terreur qu’une tortue avancerait probablement plus vite que lui. C’est totalement inacceptable de voir autant de temps perdu à faire avancer son personnage et lui faire tourner un coin de mur. Heureusement, les niveaux sont courts, mais encore là, il n’y a rien de plus rageant de voir que vous avez oublié un item pour poursuivre votre route ou bien de tourner en rond lorsque votre personnage prend 30 secondes à faire un bout de corridor.
  • Puisque tout est noir et sombre dans le jeu, l’emphase n’a pas été mise sur la qualité graphique, alors que les décors sont pauvres et dignes de jeux du début des années 2000. Le seul aspect qui vient sauver un peu la mise est le côté sonore, avec les bruits de pas ou de cris caractéristiques à The Grudge. Une deuxième personne peut également ajouter à votre calvaire en pesant de temps à autres sur sa manette pour vous donner des hallucinations, dont certaines devraient vous faire sursauter.

 

Jouabilité

Trois actions possibles : avancer, reculer, pointer sa lampe torche. Il n’y a pas moyen d’avancer plus vite qu’à pas de tortue. 7 /20

 

Scénario

De petites histoires anodines sur la malédiction du Grudge, qui se situent dans une usinée désaffectée, un hôpital désert ou cette chère maison hantée. Les lieux à visiter sont très restreints, et heureusement, parce que notre personnage avance tellement lentement. 7 /20

 

Qualité graphique

Très ordinaires, peu appliqués, les graphiques sont horribles, dans le mauvais sens du terme. 10 /20

 

Qualité sonore

Sans doute la portion la plus réussie pour semer en vous le doute et la peur. 10 /20

 

Durée de vie

Il se peut fort bien que vous ne voudrez plus jouer après seulement deux minutes, et vous n’aurez que raison de le faire. 4 /20

 

Ju-on : The Grudge vous fera peut-être faire quelques sauts, mais il est d’abord et surtout un jeu frustrant et mal conçu qui vous fera perdre votre temps. Ne l’approchez même pas, vous serez maudit, la malédiction d’avoir gaspillé de l’argent vous frappera.

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