Raskulls

Catégorie bien trop rare sur Xbox 360, le jeu de plates-formes peut désormais compter sur un certain Raskulls, un titre à la croisée des genres et à l’ambiance bien particulière.


Arborant un look cartoon, des personnages loufoques et un scénario volontairement absurde, Raskulls ne se prend pas au sérieux, enchaînant les blagues potaches aussi vite que les niveaux. Malgré quelques fours, l’humour des développeurs de Halfbrick fait souvent mouche et nous permet surtout de plonger dans cet univers où la quête de pierres brillantes est prétexte pour nos drôles de personnages à divers affrontements sous la forme de courses à pied.

Jouabilité de Raskulls

Equipé d’un spectre, nous voilà ainsi plongé dans des parcours envahis de bloc de couleurs que l’on devra zapper pour libérer un chemin à emprunter rapidement avant que les blocs situés juste au dessus ne viennent recombler le passage et nous écraser. Si la mort n’a pas sa place dans cet univers enfantin, se faire ratatiner aura toutefois le mérite de nous immobiliser quelques instants, présentant un handicap certain dans ces courses où moins d’une seconde sépare généralement les concurrents. Et pour cause, le joueur en tête se tape souvent le sale boulot, à savoir créer le chemin que les poursuivants peuvent librement emprunter.

Histoire de corser les choses dans ces courses ne dépassant jamais 4 participants, différents bonus sont à récupérer pour prendre l’avantage, vous permettant notamment d’immobilier vos adversaires, de leur voler leurs bonus, ou tout simplement de creuser plus vite, une action que l’on pourra également réaliser grâce à la frénésie, l’équivalent d’un turbo. Disponible en remplissant une jauge à l’aide de bouteilles à récupérer en simplement en récupérant des orbes dans les blocs que l’on vient de détruire, cette frénésie joue un rôle déterminant dans le jeu, permettant de courir plus vite, ou encore d’effectuer des sauts plus importants pour atteindre la zone d’arrivée avant qu’un poursuivant ne zappe le fragile pont que l’on a emprunté en guise de raccourci. Là aussi, les niveaux sont conçus de manière à ce que chaque fraction de seconde ait son importance dans le classement, rien n’étant joué avant d’avoir réellement franchi la ligne d’arrivée.

Gameplay : la tête et les jambes

Avec un gameplay ultra simple, pour ne pas dire simpliste, et seulement trois chapitres pour terminer la quête principale, Raskulls peut se terminer très rapidement, avec une sensation de répétitivité prononcée. Heureusement, pour varier les plaisirs, Halfbrick a eu la bonne idée de partir du principe de zapping de bloc pour proposer divers défis qui nous changeront des courses. Après avoir fait carburer leurs gambettes les Raskulls devront alors faire tourner leurs méninges dans des épreuves de puzzle-game. La taille, la forme et la couleur des blocs deviennent alors des paramètres à prendre en compte pour espérer la victoire. Atteindre l’autre bout du niveau en utilisant un nombre limité de zaps, faire tomber des blocs pour leur donner une forme demandée en les fusionnant avec ceux d’une même couleur, ou encore sécuriser des objets fragiles en les faisant doucement tomber sont alors de nouveaux challenges qui donnent un second souffle au jeu, surtout pour les collectionneurs visant à débloquer tous les personnages disponibles.

N’échappant pas au mode multijoueur, Raskulls propose de s’affronter dans des séries de courses jusqu’à quatre joueurs (et seulement quatre), que ce soit en local ou en ligne. Fun à faible dose pour éviter la grande répétitivité des courses, ces championnats en ligne sont malheureusement bien rares, les sessions en ligne étant déjà particulièrement rares un mois après la sortie du soft. Vous l’aurez compris, pour profiter du jeu en ligne il faudra donc convaincre votre entourage d’investir 800 points dans le jeu, un tarif heureusement en deçà des désormais tristement habituels 1200.

CONCLUSION

Avec une prise en main immédiate et un humour potache qui arrive à faire mouche, Raskulls arrive à séduire petits comme grands. Fort d’un gameplay simple et de niveaux bien étudiés pour ne jamais laisser de joueurs sur la touche, le jeu d’Halfbrick arrive à se renouveler en proposant quelques énigmes qui viennent rompre avec la trop grande répétitivité des courses. Dommage toutefois que ces dernières soit déjà si rares en ligne.

25. mai 2018 par admin
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